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Edito

Le cerveau de la drosophile est un objet biologique passionnant : bien que constitué d’un nombre restreint de neurones (environ 100 000), il est hautement structuré et contrôle des comportements sophistiqués. Une structure bilatérale composée d’environ 4 000 neurones, le corps pédonculé, joue un rôle central dans l’apprentissage et la mémoire associative. De plus le cerveau de la drosophile fonctionne avec les mêmes composants de base que celui des mammifères (neurotransmetteurs, récepteurs, cascades de transduction du signal, facteurs de transcription...), et la plupart des mécanismes moléculaires qui sous-tendent les processus mnésiques ont été conservés au cours de l’évolution.

Notre équipe « Gènes et Dynamique des Systèmes de Mémoire » étudie les mécanismes de l’apprentissage olfactif et de la mémorisation. Nous avons en particulier décrypté de nombreux mécanismes impliqués dans la formation de la mémoire à long terme, aversive ou appétitive. Depuis quelques années nous nous attaquons à une question fascinante, puisque nous étudions les liens entre le métabolisme énergétique et la mémoire. Par ailleurs, nous utilisons la drosophile comme un système modèle pour étudier les dérèglements moléculaires et cellulaires précoces qui conduisent à la maladie d’Alzheimer.

D’un point de vue pratique nous développons une approche intégrée allant des études comportementales aux études moléculaires, en passant par l’analyse fonctionnelle des réseaux neuronaux. Nous sommes en particulier spécialistes d’imagerie du cerveau in vivo. L’activité de voies biochimiques d’intérêt est étudiée dans des réseaux neuronaux précis grâce à des sondes fluorescentes exprimées génétiquement, et dont l’activité est mesurée par microscopie confocale classique, microscopie spinning-disk ou microscopie bi-photonique.



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